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Le contenu d’impact fait référence à tout contenu qui se veut mobilisant, comme par exemple un discours, un mot de la direction, une lettre d’opinion, un communiqué, un article, un pitch ou des lignes de presse avant une entrevue. Qu’il s’adresse à vos employés ou au grand public, votre communication veut donc inspirer une réflexion, un sentiment d’appartenance, un engagement, ou même un changement d’opinions.

Voici certaines astuces qui vous aideront à créer un contenu d’impact efficace.*

*Si vous avez besoin de conseils pour l’élaboration de votre contenu: contactez-nous.

1. Choisissez peu de messages clés et n’en dérogez pas

Pas plus que deux, trois au maximum, qui doivent s’enchaîner dans les deux premiers paragraphes. Quand on a plus que 2-3 messages clés, il y a un risque d’éparpillement de l’attention des lecteurs, d’éparpillement dans la livraison (dans le cas d’une entrevue, par exemple) et ça dilue l’effet souhaité. Que ce soit par écrit ou à l’oral, revenez à vos messages, toujours — ce sont vos guides, mais aussi vos bouées de sauvetage. 

Conseil #1 : priorisez vos contenus en fonction de ce qui compte le plus en ce moment, n’essayez pas de tout mettre dans un seul texte (à moins qu’il s’agisse d’une infolettre). Exemple : vous voulez annoncer une nouvelle campagne de financement, critiquer une décision du gouvernement ainsi que mentionner l’ouverture d’une nouvelle offre de service, et chacun de ces messages contient des sous-messages. Réfléchissez aux lignes de sens pour en choisir deux qui vont bien ensemble, et réservez l’autre pour une communication ultérieure.

2. Élaborez votre grille de discours avant

En écrivant l’enchaînement des messages et sous-messages, vous allez jouer avec des pièces d’un casse-tête que vous pourrez déplacer pour trouver une juste suite dans les idées. Parfois, de nouvelles pièces vont surgir et d’autres vont pouvoir être écartées. Le fait d’écrire les grandes lignes avant permet aussi de réfléchir au sujet abordé de manière plus posée.

Conseil #2: Pour garder l’attention, l’important c’est d’offrir une lecture qui soit logique, fluide et sans soubresauts dans les concepts abordés. 

3. Attention aux adverbes

Les adverbes sont souvent trop utilisés, ils alourdissent les textes et ajoute peu (ou pas) de valeur. Si l’on pense à des connecteurs comme, par exemple, premièrement, deuxièmement, etc., il faut faire attention à suivre l’ordre et à tous les mentionner une fois qu’on commence, parce que si on oublie (ce qui peut arriver, surtout à l’oral), on risque de confondre l’auditoire. Les adverbes finissant par -ment (simplement, nécessairement, concrètement, etc.) peuvent aussi alourdir, car ils sont longs et répétitifs.

Demandez-vous aussi s’il est vraiment nécessaire d’adopter des adverbes tels que de plus, en outre, par ailleurs, or, etc. dont souvent les textes foisonnent, car ils ajoutent peu de contenu et se lisent mal. 

Conseil #3 : si votre texte se lit bien même sans adverbes, alors ils sont de trop.

4. Respectez votre auditoire

L’objectif est celui de mobiliser, n’est-ce pas? Alors, visualisez à qui vous vous adressez — des employés, des bailleurs de fonds, ou le grand public, par exemple. Ensuite, écrivez avec franchise et respect

Mobiliser passe avant tout par la volonté profonde d’apporter un changement positif à ceux qui lisent. Et la façon dont vous allez écrire votre texte va traduire de manière intangible, inconsciente, la considération que vous avez de votre auditoire. Tout comme on peut le faire pour un ton de voix ou une expression faciale, les lecteurs vont déceler les intentions derrière votre texte.

Conseil #4 : pour écrire avec authenticité et clarté, juste avant de commencer, relaxez-vous pendant quelques minutes en essayant de ne pas penser à rien d’autre qu’à votre respiration. Cela peut paraître bizarre au début, mais il est prouvé que les discours et les textes livrés en pleine conscience sont perçus comme plus puissants, engageants et crédibles par les autres.

5. Utilisez des figures de style

Un texte avec des figures de style est plus expressif et de nature à émouvoir, à séduire et à convaincre le lecteur. Sans en abuser, les figures de style peuvent permettre d’embellir, de mieux expliquer ou de rendre le message plus percutant. Il en existe plusieurs, mais parmi mes préférées :

  • Les allégories, pour décrire des concepts abstraits avec des images concrètes;
  • Les métaphores, qui comparent avec d’autres images ou situations, utiles comme les allégories aussi pour expliquer des concepts plus denses;
  • Les métonymies, exemple : « Lire un Victor Hugo », à la place de « Lire un livre de Victor Hugo », par son effet d’allègement du texte;
  • Les oxymores, qui accentuent le ton d’un message par des mots qui se contredisent en apparence, exemple : « un immense vide », « une heureuse défaite ».

Conseil #5 : utilisez les figures de style, mais sans en abuser. Tout en ajoutant de la couleur et des émotions aux textes, à la longue elles risquent de fatiguer votre auditoire, ou même de sembler forcées.

6.  Soignez le rythme

Cela peut être plus difficile pour quelqu’un qui n’a pas la piqure des mots, mais le sens du rythme dans une phrase est très important pour créer un effet d’entrainement et donner l’envie d’« embarquer ». La ponctuation est reine, c’est elle qui permet : 

  • De créer des parallélismes ou des oppositions d’idées, en mettant deux ou trois propositions dans un même phrase (ex. « Je connais ce chemin, vous le connaissez aussi » ou « On connait ce chemin, on l’a déjà parcouru ensemble, mais cette fois-ci il nous mène ailleurs ») = le rythme binaire ou ternaire;
  • Enchaîner des propositions ou des mots, afin de donner un sens de rapidité ou d’énergie (« On essaye, on découvre, on se trompe, on apprend, on progresse ») = l’accumulation; 
  • Faire des phrases ou propositions de plus en plus longues, ou de plus en plus courtes, qui amplifient l’effet = la progression;
  • Faire des phrases courtes alternées à des phrases longues ou des citations, les premières qui ponctuent des faits ou des sentiments, les deuxièmes qui expliquent = l’alternance.

Conseil #6 : pour savoir si le choix des mots ou de la ponctuation fonctionne au bon rythme, lisez à haute voix. En général, évitez les phrases trop longues, car vous risquez de perdre votre auditoire.

7. Attendre, et se relire

Laisser décanter un texte, si on a cette possibilité, permet de s’en distancier et d’y retourner avec un regard neuf, plus détaché. Souvent, de nouvelles idées vont surgir ou on va retravailler des tournures de phrases pour les rendre plus claires, élaguer des mots inutiles, bonifier le rythme et la ponctuation.

Conseil #7: Se relire, utiliser un logiciel de correction du texte (comme Antidote), demander à d’autres de nous donner leur rétroaction, et se relire encore, vont permettre de polir le texte jusqu’à ce qu’il soit juste, fluide et percutant. Vous aurez alors atteint l’impact souhaité dans votre contenu!


Besoin de conseils, d’un dernier coup d’oeil ou de la prise en charge de votre prochain contenu d’impact? On est là pour ça.  

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